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Lille retrouve le dynamisme de son marché immobilier

18.06.18

La reprise immobilière entamée en 2016 à Lille se confirme.

Au point que les prix sont en lègère hausse dans les quartiers les plus prisés. Seuls les biens des années 1960 partent toujours aussi difficilement.

Les agents immobiliers de la capitale des Hauts-de-France affichent un sourire de bon aloi. Amorcée en 2016, l'embellie des ventes à Lille et dans sa périphérie s'est confirmée au printemps dernier. "Un phénomène d'autant plus étonnant que le volume des transactions a tendance à se tasser lors des années d'élections nationales", commente Me Anne-Sophie Hebert-Vidal, notaire à Lille.  

Les facteurs d'ordre macroéconomique ayant favorisé la reprise sont connus: la crainte d'une remontée des taux d'intérêt d'emprunt a poussé beaucoup de ménages français à se lancer dans un achat immobilier. Les dispositifs d'incitation à l'acquisition mis en place par l'ancien gouvernement Hollande à l'attention des primo- accédants (prêt à taux zéro) et des investisseurs locatifs (loi de défiscalisation Pinel) ont fini par convaincre les plus indécis. 

Signe du dynamisme retrouvé du marché immobilier lillois: la mise en application, en février dernier, de l'encadrement des loyers ne paraît pas avoir pesé sur les décisions d'achat des investisseurs locatifs. "Sauf en ce qui concerne les acquisitions de surfaces inférieures à 20 mètres carrés, théoriquement moins rentables à la location", tempère Jacques de Busscher, de l'agence Abrimmo, rue Nationale. Moins rentables... Si l'encadrement est effectivement respecté! Selon un rapport de l'association Consommation logement cadre de vie (CLCV), la loi Alur ne serait appliquée à l'heure actuelle que par 59% des loueurs de studios lillois... 

La reprise est bien là

Quoi qu'il en soit, la reprise est bien là. Sans surprise, la demande de logements est la plus forte dans les secteurs considérés comme des valeurs sûres: le Vieux-Lille et ses vénérables demeures des XVII au XIXe siècles, Lille-centre et ses immeubles cossus aux rez-de-chaussée desquels s'alignent les boutiques de marque, Vauban et ses surfaces à louer aux étudiants des facultés.  

Dans ces quartiers cotés, c'est d'ailleurs plus l'insuffisance de l'offre que le trop-plein de demande qui fait grimper actuellement les prix (de l'ordre de 2 à 4% sur douze mois glissants selon les sources). La moyenne tarifaire de l'ancien y oscille aujourd'hui autour de 3500€ le mètre carré, un montant qui culmine à plus de 4000€ le mètre carré pour les produits d'exception et les petites surfaces bien placées proposées dans un état impeccable. 

Source : lire la suite sur L'Express.